Rebecca Balestra : des nuits et des jours

Racontant des choses du quotidien : mettre la table, vieillir, manquer l’amour de sa vie, Rebecca  Balestra crée une recherche collective dans la nuit blanche de regrets et de désirs selon ,des apologies de la banalité, le dénominateur commun des vies.
L'auteure cherche à les magnifier en y trouvant du drôle, du le grand dans le petit. Les mites dans la farine, les filets de perches à Rolle, les travaux sur la route de Suisse, etc. deviennent grandioses parce qu’au fond c’est tout ce qu’on a et c’est tout ce qui compte, puisque ça nous rassemble écrit la poétesse. S'y parle encore de pornographie et de lendemains d’ivresse, comme une nuit que l’on traverserait jusqu’au bout afin d’y voir plus clair, comme quand les yeux s’habituent au noir ajoute Rebecca  Balestra, là où se descend de la Suze et des suicides aux peanuts.
L’écriture donne à ce prosaïsme une dimension inattendue, simple mais parfois grandiose.

Jean-Paul Gavard-Perret

Rebecca Balestra, Minuit Soleil,  Art&fiction, mars 2024, 60 p.-, 16€

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