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Biographie d'auteur
Biographies d'écrivains de tous temps et de tous pays. 

Louis Aragon. Biographie

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Louis Aragon, de son vrai nom Louis Andrieux est né le 3 octobre 1897 à Neuilly-sur-Seine.

 

Pour ce fils naturel d’un député, ancien préfet de police et ambassadeur en Espagne, la quête de légitimité et d’identité deviendra l'un des thèmes majeurs de son travail. Après un brillant parcours scolaire, au cours duquel il montre un talent littéraire précoce, il s’inscrit en médecine en 1916 et rencontre André Breton en 1917 alors qu’il est médecin auxiliaire au Val de Grâce.

 

La première grande période de sa carrière littéraire commence en 1922, lorsqu’il renonce à la médecine et lance, avec Breton et Soupault, la revue Littérature, qui devient le titre phare de l’avant-garde française. Étroitement liés au Dadaïsme, Breton et Aragon rompent avec Tristan Tzara. Le Manifeste du Surréalisme paraîtra en 1924.

 

La production d’Aragon des années 1920 constitue une partie de la production la plus aboutie et innovante de l’avant-garde. Des romans comme Anicet ou le Panorama (1921) et Les Aventures de Télémaque (1922) relèvent de l’art du pastiche, tandis que les recueils de poèmes, Feu de joie (1921) et Le Mouvement perpétuel (1926), utilisent un procédé qui va devenir une constante de son travail : l’écriture automatique. Le Paysan de Paris (1926), qui propose une nouvelle vision fantastique de la ville, est devenu un classique du surréalisme.

 

En 1927, Aragon rejoint le Parti communiste français (PCF), croyant qu’il est possible de faire du surréalisme un mouvement authentiquement révolutionnaire. Mais sa rencontre l’année suivante avec Elsa Triolet, écrivain d’origine russe l’amène à une position plus orthodoxe. À son retour du Congrès des écrivains révolutionnaires de Kharkov, en 1930, Aragon estime que surréalisme et communisme ne sont pas compatibles… Une position qui aboutit à sa rupture définitive avec Breton en 1932.

Au cours des années 1930, Aragon s’impose comme une figure de plus en plus importante du communisme français.

 

En 1933, il devient journaliste à L’Humanité et secrétaire de rédaction à Commune. En 1937, il est nommé directeur du journal communiste Ce soir, poste qu’il occupera jusqu’à l’interdiction du titre en 1939. Il participe activement, dans le même temps, à la création et la gestion des organisations du Front populaire, tels que l’Association des Écrivains et Artistes Révolutionnaires ou le Congrès International pour la Défense de la Culture contre le fascisme.

 

Son écriture évolue et passe du surréalisme au réalisme socialiste, mais Aragon prend soin de l’inscrire dans une logique culturelle, ce qui lui permet de poursuivre certaines des techniques novatrices des années 1920. Alors que les poèmes de Hourra l’Oural (1934) montrent un retour marqué à la forme poétique traditionnelle, les romans qui composent le cycle du « Monde réel », c’est-à-dire Les Cloches de Bâle (1934), Les Beaux Quartiers (1936), et Les Voyageurs de l’Impériale (1942), lui permettent de faire appel aux techniques de collage, de pastiche et d’écriture automatique qui ont caractérisé son écriture durant la précédente décennie.

 

En 1940, une troisième phase majeure de sa carrière commence, avec son engagement dans la Résistance. De cette période naissent ses plus belles poésies, notamment Cantique à Elsa (1942), Les Yeux d’Elsa (1942) et La Diane française (1945), dans laquelle la maîtrise de la forme lyrique lui permet d’assimiler l’amour de la femme avec l’amour du pays et de célébrer la lutte contre les Allemands.

 

C’est ainsi qu’à la Libération, fort de l'influence qu'il a gagnée dans la Résistance, Louis Aragon s’impose comme l’écrivain communiste majeur et incontesté, défenseur d'une ligne politique. Au travers du Comité national des écrivains, il participe pleinement à l’épuration des milieux littéraires.

 

En 1950, il est élu au Comité central du Parti à la demande de Maurice Thorez et participe à la défense de l'Union soviétique. Et il prend la direction des Lettres françaises de 1953 à leur fermeture en 1972.

Après la mort de Staline, conscient des répressions et du totalitarisme, il prend ses distances avec l’URSS. Il ouvre alors les Lettres françaises aux dissidents soviétiques et soutient les intellectuels poursuivis par le régime soviétique, tout en restant fidèle jusqu’à sa mort au PCF dont il demeurera membre du Comité central.

 

Il continue à publier de la poésie dans les années 1950 et 1960 – Elsa (1959), Le Fou d’Elsa (1963) – ainsi que des romans : La Semaine sainte (1958), La Mise à mort (1965), Blanche ou l’Oubli (1967)…

 

Elsa Triolet disparait en 1970. Aragon se replie sur lui-même et affiche à la fin de sa vie ses penchants homosexuels. Il meurt le 24 décembre 1982 à Paris.

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