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Maxime Du Camp : Biographie


Biographie : Maxime du Camp (1822-1894)

 

Né en 1822, fils d’un chirurgien mort très tôt, Maxime Du Camp est un jeune rentier passionné de littérature et de voyages. Grand ami de Gustave Flaubert, c’est avec lui qu’il entreprend un long périple en Orient entre 1849 et 1851 dont il rapportera de nombreux clichés photographiques sous le titre Égypte, Nubie, Palestine, Syrie (1852). Il publie deux ans plus tard : Le Nil, lettres sur l’Égypte et la Nubie. Il avait déjà rapporté de ses voyages précédents : Souvenirs et paysages d’Orient (1848).

 

Bientôt co-directeur de la Revue de Paris, il aura notamment la lourde charge de publier MadameBovary. À la disparition de cette revue, censurée par le Second Empire, Maxime Du Camp devient un collaborateur de la fameuse Revue des Deux Mondes. Ami de Théophile Gautier ou de Baudelaire, éditeur de toute la jeunesse littéraire dans les années 1850, Maxime Du Camp est lui-même un écrivain de renom alors : il publie deux grands romans, Le Livre posthume. Mémoires d’un suicidé (1853), puis Les Forces perdues (1867), mais aussi deux recueils de poèmes alors remarqués, Les Chants modernes (1855) et Les Convictions (1858). Il est l’auteur d’un certain nombre de nouvelles dont les principaux recueils sont : Les six aventures (1857), Le Chevalier du cœur saignant et L’homme au bracelet d’or (1862), Les Buveurs de cendres (1866). Passionné d’art, il se fait aussi critique et publie ses salons en 1857, 1859 et 1861.

 

Après s’être engagé volontaire dans l’armée de Garibaldi, il rentre en France et quitte le monde littéraire. Il mène alors de grandes enquêtes sociologiques et publie, entre autres, Paris, ses organes, ses fonctions, sa vie (1869) en 6 volumes, Souvenirs de l’année 1848 (1876) Les Convulsions de Paris en 4 volumes (1878), La charité privée à Paris (1885), La vertu en France (1885) puis Paris bienfaisant (1888) et La Croix-Rouge de France, l’année suivante.

 

Il revient à sa manière à la littérature en publiant en 1890 une étude sur son ami, Théophile Gautier, après ses Souvenirs littéraires (1882) mais aussi une très belle et longue nouvelle, Une Histoire d’amour (1889).

 

Élu à l’Académie française le 26 février 1880, décoré de la Légion d’Honneur dès 1853, il meurt en 1894, un peu oublié.

Son œuvre littéraire mérite d’être relue, trop longtemps placée dans l’ombre de l’œuvre et des théories de son ami Flaubert.

 

Thierry Poyet

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