Cinq jours

Laura et Richard, ne se connaissent pas. Elle est technicienne en radiographie dans le Maine. Brillante, elle est passée à côté de ses rêves d’être médecin. Lui est assureur, il a repris l’entreprise de son père alors qu’il voulait être écrivain. Tous deux sont mariés, Tous deux sont malheureux, se sont trompés de conjoints après avoir raté la passion qu’ils ont connue à vingt ans, elle à la suite d’un deuil, lui par manque de courage. Tous deux ont eu des parents absents ou intrusifs.
 

Elle a un fils peintre, une fille qui rentre à l’université, deux jeunes adultes remarquables. Lui a un enfant malade, schizophrène. Leurs mari et femme ont des qualités mais ne les comblent pas, ne les comprennent pas.

 

Ces deux inconnus   se découvrent, se confient comme ils ne l’ont jamais fait,  se trouvent des myriades de points communs, sortent enfin de leur solitude en étant sûrs d’avoir trouvé soudain l’âme sœur. En l’espace d’un week-end, ils  s’aiment et décident de repartir ensemble. Ils sont émerveillés par  leur amour de la littérature, leur sensibilité commune. L’un commence une phrase, l’autre la termine. La passion les cueille comme des collégiens.

En quelques heures, leur vie prend enfin un sens.  Ils ne rateront pas leur deuxième chance. Dans la suite d’un hôtel de Boston alors qu’ils étaient encore de parfaits inconnus la veille, ils organisent leurs déménagements respectifs, il achète un appartement, elle planifie sa nouvelle vie chez une amie en attendant de le rejoindre. Dans trois jours, le jeudi, ils seront libres de s’aimer.

Tout se joue en moins de deux heures : elle part acheter de la peinture bleue pour son fils, il va récupérer leurs valises dans le premier hôtel où se tenait le congrès de radiologie où ils se sont rencontrés.
Avec Cinq jours, Douglas Kennedy revient à ses thèmes de prédilection : l’amour, la famille, le temps qui passe, la possibilité de  vivre une seconde vie, de choisir ou non son bonheur. Le destin est-il écrit ou peut-il se jouer plusieurs fois dans une vie ? A t-on le droit à l’erreur ? Peut-on repartir à zéro quelles que soient les conséquences de nos actes ?

Les personnages sont à un tournant de leur existence. Sauront-ils le négocier ou s’engageront-ils dans la routine qui les a détruits et fait perdre tout espoir ?
Dans ce roman très sensible et très dur à la fois, Douglas Kennedy happe ses lecteurs jusqu’à un dénouement inattendu.

 

Brigit Bontour

 

Douglas Kennedy, Cinq jours, Belfond 2013, 370 p.-, 22,50 €

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