Arfeux et l'horizon de la peinture

La peinture s’agite toujours  entre un plein mais un vide. L’artiste-narrateur de « L’éloignement » tente de le combler en ayant besoin de s’engager dans une délocalisation afin de résoudre la question de la peinture. Mais il ne fait que la décaler. Si bien qu’elle demande à l’artiste lui-même : Tu sais toi ce qu’on peut faire avec ça ? Entre l’absent dans le réel et l’absence dans la peinture reste une éventuelle exhumation. Ou si l’on préfère un état simple et un état exalté. Si bien qu’à force de chercher et de se déplacer avec des pigments cendrés que l’on nomme « terra d’ombra » le peintre sait que pour abriter le monde rien ne sert de tapiner en bourg ou en campagne. Tout dans la peinture reste dans l’invisible et fait pour nulle exposition.

 

Jean-Paul Gavard-Perret


Marc-Henri Arfeux, L’éloignement, éditions du Littéraire, 95 p., 13 €.

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