Sophie Tauber-Arp et ses présences

Suite à son concept de L’homme qui a perdu son squelette, qu'elle proposa à Hans Arp, Marcel Duchamp, Paul Eluard, Max Ernst, Georges Hugnet, Henri Pastoureau et Gisèle Prassinos,  la Suissesse Taeuber-Arp, publia ce résultat  dans les numéros 4 et 5 de sa revue Plastique" en 1939.
Toutes les œuvres semblent tirées des obscurités intérieures. Elles préexistent chez l'artiste ou l'écrivain en tant que loi de la nature ou de l'anti-nature par la contemplation du corps indépendamment du principe de la raison. De telles créations prouvent que le style est plus une affaire de visions que de techniques.
Le dynamisme des images comme celui des textes empêche de s'enfermer dans une structuration admise là où il faut continuer sans la vertébration. Mais la proposition de Sophie Tauber-Arp permit de sortir de la grossière tentation de produire  des œuvres outrement intellectuelles. Tout  se ramène à une affaire de sensation là où le sujet ne meurt pas d'absence de vertèbres. Il trouve dans cette nouvelle donne un corpus en attente et sans fin.

Jean-Paul Gavard-Perret

Collectif, L’homme qui a perdu son squelette, illustrations de Max Ernst, 2023, 48 p.-, 15€

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