Patrick Beurard-Valdoye : mûrs murs

Patrick Beurard-Valdoye offre la fin de  son cycle des exils  de 1982 à 2024 avec ici en appendice ou référence à Finnegans Wake de James Joyce, avant Ulysses, puis des livres d'Artaud et d'autres.
Dans ce Lamenta  J•J•  devient à la fois "je" et objet de  l'auteur dont il reprend énigmes et  puzzles dans des forgeries de langues elles-mêmes corrigées en français selon divers espaces et distributions. D'où ce type de  jardin fleuri où poussent des aberrances voire des immondes sonorités cochonnes pour transgresser les clergymots , doux Jaysus.
Des langues étatiques ne reste rien de ciment qu'ici ment. afin de favoriser de la corruption langagière. Le tout en démesures, proliférations - citations à l'appui pour construire bien des murs.
D'où cette sorte d'épopée et des traversées même de la Manche de migrants (...) barrés du paradis outrechanel / l’eden. Déformations et avatars jouent de leur propre éloquence là où humour règne entre mots d' Arto le Momo et mots mis dans un bain de connaissance où la farce est permise.

Jean-Paul Gavard-Perret

Patrick Beurard-Valdoye, Lamenta des murs, Flammarion, mars 2024, 358 p.-, 24€

Sur le même thème

Aucun commentaire pour ce contenu.