Mémoire des origines : Iris Andraschek

                   


 

Le nouveau livre d’artiste d’Iris Andraschek nous emporte dans une communauté « post-hippie » en pleine nature canadienne (Ontario). Les photographies ont été prises en 2002 et 2010. Elles ne se veulent pas seulement le récit de style conte de fée d’une communauté alternative même si l’œuvre tend à montrer la beauté d’une telle utopie. La démarche est rendue à la fois fascinante par la beauté irréelle de certaines  prises et d’autres qui ramènent le « récit » visuel vers un aspect plus réaliste.


Cette série devient une forme de Mémoire de l’Origine. Par le geste créateur de la photographe tout un monde se met en branle.  L’objet du regard devient un miroir ou plutôt un tableau. Il navigue entre fiction et réalité. La photographie « image » l’histoire d’un monde qui écarte l’idée de domination et de maître si ce n’est celle de la maestria de la nature. Celle  aussi d’une créatrice qui travaille beaucoup et ne se veut pas seulement spectatrice afin que ses prises soient le plus proches d’une « vérité » d’appartenance plus que de représentation.


Jean-Paul Gavard-Perret

 

 Iris Andraschek, « Wait until the night is silent », Fotohof, Salzbourg, 2015, 33 Euros.

Sur le même thème

1 commentaire

Un très bel ouvrage !