Le bon fils, un premier essai intéressant

Un nouvel auteur

Jusqu’ici, on n’avait pas entendu parler de Steve Weddle, jeune écrivain dont Gallmeister publie ici le premier roman, Le bon fils.  Avec Le bon fils, on découvre une Amérique rurale, des gens plongés dans des situations précaires. Weddle nous intéresse surtout à l’histoire de Roy Allison, jeune homme qui sort de prison et habite chez sa grand-mère. Il tente de retrouver le droit chemin mais se rend compte que c’est tout sauf facile face aux regards des autres qui se souviennent de ses crimes. Autour de lui gravite une galerie de personnages tous aussi paumés les uns que les autres. Tout cela finira mal…

Un premier roman choral

Steve Weddle nous livre sa vision d’une Amérique  en plein chaos, victime de ses traditions, voire de ses préjugés. C’est efficace et noir à souhait. Bon, reste en tout cas qu’on a du mal aussi à s’intéresser aux personnages. Est-ce parce qu’il y en a trop ? La choralité était justement son objectif de départ. Le bon fils ne manque pas d’ambition, on attend donc que Steve Weddle transforme l’essai.

Sylvain Bonnet

Steve Weddle, Le bon fils, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Joseph Chicheportiche, Gallmeister collection « néo noir », octobre 2016, 216 pages, 20 €

 

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