Crisis on Infinite Earths

Pour s'alimenter en énergie, l'Anti-Monitor envoie son armée de dimensions en dimensions afin de détruire les univers parallèles. Le Monitor double, son positif, rassemble alors les justiciers de différentes dimensions afin de l’arrêter. Mais même les plus puissants des surhommes ne peuvent rien face à la vague d'antimatière qui fond sur eux. Des mondes vont vivre... et d’autres vont disparaître...

 

Crisis on Infinite Earths, la maxi série de 1985 produite par DC Comics, c’est un peu « toujours plus ». Plus de morts. Plus de nouveaux personnages. Et une histoire qui s’étale de l’aube de la création jusqu’au XXXe siècle, et qui revisite le mythe arthurien, le Far West et la Seconde Guerre mondiale. Rien que ça. Et plus encore, oserais-je dire.

 


Pour plusieurs raisons, cette saga a propulsé l’industrie dans une nouvelle ère, qu’on pourrait qualifier d’ « âge sombre ». Une liste de cadavres inhabituellement longue (avec rien moins que Flash et Supergirl). Une volonté minutieuse de fusionner plusieurs continuités éditoriales. Sans compter les retombées de l’histoire, dont certaines se font encore ressentir, encore maintenant.

 

L’objectif de la série était pour DC Comics de nettoyer une continuité un brin envahissante, après 50 ans d’aventures. Parfois, il existait une multitude de versions d’un même personnage, réparties sur plusieurs dimensions alternatives. Parfois, ce sont carrément des personnages d’autres éditeurs qui apparaissent aux côtés des héros phares de DC (Blue Beetle, Captain Atom, the Question, etc.). À cet univers devenu incompréhensible (pas évident à vendre aux néophytes), Crisis on Infinite Earths était la solution : un hallucinant coup de balai dans un catalogue.

 


S’il y a une ribambelle de super-héros au casting, le vrai héros de la saga s’appelle George Pérez. Le dessinateur n’a pas ménagé ses efforts, ne reculant jamais à dessiner un nombre impressionnant de personnages sur une planche. Il y a un petit côté « défi graphique » dans Crisis on Infinite Earths, qui fait toujours son charme.

 

Trente ans après sa parution, Crisis on Infinite Earths reste le maître étalon du crossover. Si vous aimez les comics, il est impossible de passer à côté de ce chef-d’oeuvre. Pour les vieux routards, Urban Comics a ajouté History of the DC Universe, une (courte) encyclopédie de l’histoire DC, et quelques crayonnés et commentaires des auteurs. De la belle ouvrage, pour un titre fondateur.

 

 

Stéphane Le Troëdec

 

 

 

Crisis on Infinite Earths

Édité en France par Urban Comics (8 juillet 2016)

Collection DC Essentiels

35,00 €

544 pages en couleurs, papier mat, couverture cartonnée

EAN : 9782365778855

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