Justice League of America, tome 2 – La Fin des temps

Justice League of America, tome 2

Suite de la réédition du run de Grant Morrison sur la Justice League of America. Ou quand le meilleur du blockbuster se mélange au meilleur de l’indé. Des aventures proprement ébouriffantes !

 

 

 

« L’OPA hostile sur la Ligue de Justice continue.

Ils n’ont aucune idée de ce qui est en train de leur arriver. »

 

 

 

La JLA doit intervenir pour empêcher un carnage orchestré par d'étranges doubles maléfiques. Rapidement, Superman et ses amis comprennent qu’ils sont la cible d’un nouveau groupe de super-vilains : le Gang d’Injustice ! Cette équipe dirigée par Lex Luthor, le génie du crime, réunit les pires criminels de l’univers DC comme par exemple le Joker. Dans le même temps, la JLA doit faire face à un autre problème : Metron, un des Néo-dieux, leur ordonne de l’aider à contre-carrer les plans du maléfiques Darkseid ! La JLA est-elle assez puissante pour faire face à toutes ses menaces ?…

 

Justice League of America, tome 2

 

Déchaînement d’idées

La lecture de ce court résumé vous donne un petit aperçu du foisonnement d’idées lancées par Grant Morrison. Plus que jamais, ça fuse de tout bord et le scénariste donne l’impression de lancer plusieurs concepts inédits et originaux par pages. Et ce déferlement narratif est accentué par les dessins colorés et débridés de Howard Porter, qui colle parfaitement à l’ambiance du scénario.

Aujourd’hui, la « décompression » semble devenue la norme dans les comics. On étire les histoires au maximum. Au contraire, Grant Morrison, lui, « compresse », travaille les ellipses narratives et part du principe que le lecteur pratique une lecture active. Si bien que la lecture de ce tome 2 en deviendrait presque épuisante.

 

Justice League of America, tome 2

 

Un blockbuster indé ?

Grant Morrison écrit son blockbuster sans sombrer dans la facilité ni prendre ses lecteurs pour des imbéciles. Ce croisement entre de l’indé et du grand public nous laisse avec un sentiment à la fois curieux et exaltant. Comme si Jim Jarmusch s’était vu confié la réalisation de Transformers 3. Un travail vertigineux d’équilibriste.

Morrison s’acharne à respecter les clichés du genre comme le futur alternatif où le grand méchant aurait gagné. Mais bien entendu il glisse des idées particulièrement surprenantes. Il détourne gentiment, l’air de rien. Le tout en versant un hommage appuyé aux grandes sagas qui ont marqué l’histoire de DC. Jack Kirby et son Quatrième Monde sont ici très largement honorés.

 

 

 

La JLA contre WildCATS

La dernière partie de l’ouvrage est consacrée à un crossover entre la JLA et WildCATS, une équipe de super-héros d’Image Comics. Pour le coup, même si Morrison développe quelques idées sur les voyages temporels intéressants, l’ensemble semble beaucoup moins inspiré, surtout que son dessinateur, Val Semeiks peine à singer le style de Porter.

Rendez-vous en octobre où les choses sérieuses reprendront dans le tome 3 qui verra la JLA affronter un vieil ennemi « historique » : Starro.

 

 

 

► Et maintenant ? Lire la chronique de Justice League of America tome 1 !

 

 

 

Stéphane Le Troëdec

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Les références

Grant Morrison (scénario), Howard Porter (dessin)

Justice League of America, tome 2 – La Fin des temps

Édité en France par Urban Comics (16 juin 2017)

Traduit par Jean-Marc Lainé, Jeremy Manesse et Stéphane Deschamps

Lettré par Stephan Boschat (studio Makma)

Collection DC Classiques

28,00 €

328 pages en couleurs sur papier glacé et sous couverture cartonnée

EAN/ISBN : 9791026811404

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