Interview - David Alliot : Céline au kaléidoscope

Depuis quelques années déjà, David Alliot brasse inlassablement les archives céliniennes. Découvreur, renifleur, exhumeur, il force des caisses que nombre de ses prédécesseurs avaient négligées, plonge dans des dossiers que personne ne pensait plus à feuilleter, serre les mains de tous ceux et toutes celles qui ont fréquenté l’ours, de près ou de loin. Et ses recherches, non dénuées d’un certain culot, sont payantes.



Sous ses allures débonnaires, David Alliot est en train de marquer bien plus profondément les études sur Céline que certains exégètes qui passent leur existence à étudier la récurrence de tel syntagme nominal dans les cent dernières pages de Guignol’s band

Après une biographie très efficace chez Infolio, une édition des documents concernant l’incarcération danoise, des recueils iconographiques sur les périodes de l’exil et de Meudon et un dépoussiérage en règle des « idées reçues » sur Céline, voici qu’il publie la somme qui va faire date en cette année d’« incommémoration ».

D’un Céline l’autre rassemble en effet plus de mille pages de témoignages directs, oraux ou écrits, contemporains ou posthumes, sur l’écrivain. Il fallait y penser, mais parfois les évidences prennent du temps avant de s’imposer ; la chose avait été ébauchée dans les Cahiers de L’Herne de Dominique de Roux, puis plus rien. En homme avisé, David Alliot a concrétisé cette idée, qui fournit au corpus critique déjà pléthorique sur Céline un regard neuf. Organisé en époques successives (l’enfance, la guerre, le passage à la Fondation Rockefeller et à la SDN, le Goncourt, etc.), l’ouvrage ne prête pas voix qu’aux pairs de l’auteur de Mort à crédit. On y entend des voisins du Passage Choiseul, des supérieurs hiérarchiques, des copains de bamboche, des relations féminines y évoquer leur Destouches. Bien sûr, certains noms sont incontournables (on pense à sa fille Colette, Éliane Bonnabel, Robert Poulet, Henri Mahé, Serge Perrault, Robert Le Vigan, Milton Hindus…). Mais l’intérêt de cette récolte est surtout de faire revivre Céline à travers le regard des journalistes qui l’ont approché, de certains auteurs qui étaient très jeunes à l’époque où ils osèrent franchir la grille de la route des Gardes, de témoins discrets dont le récit est d’autant plus poignant qu’il est méconnu. De ses plus fervents ennemis même.

Comment David Alliot a-t-il mené un travail d’une telle ampleur ? C’est ce que nous avons voulu savoir. Écoutons donc ce trentenaire dont les premiers souvenirs remontent en fait au mois de mai 1894, du côté de Courbevoie…

 

 

— Ce volume constitue un événement, pas seulement à propos de Céline, mais dans le paysage éditorial, car, comme l’explique François Gibault dans sa préface, jamais encore un écrivain français n’avait fait l’objet d’une telle collation de témoignages à son sujet ! Pouvez-vous nous expliquer les origines de ce projet ?

La constitution de cet ouvrage est assez inhabituelle pour un écrivain, mais assez courante dans les livres d’histoire. Si vous êtes féru d’histoire alexandrine par exemple, tous les renseignements que nous avons sur la vie et la personnalité d’Alexandre le Grand nous sont connus à l’aune des témoins qui ont partagé ses conquêtes territoriales. Idem pour Jules César. On a peu de traces directes les concernant, mais de nombreux témoignages qui racontent tout ce qui se passe autour. Dans un genre différent, et si l’on veut extrapoler un peu, le Nouveau Testament, c’est un personnage central et quatre témoins… Il est toutefois exact que ce genre de travaux est assez peu courant pour un écrivain. Il existe de nombreux témoignages sur les écrivains, mais on ne leur a jamais accordé la même attention, le même intérêt qu’à leur production littéraire, qui reste l’alpha et l’oméga de tout travail biographique. C’est en train de changer, car même si ce livre est une sorte de « prototype », il est un peu dans l’air du temps. J’ai lu avec beaucoup d’intérêt les travaux de Jean-Jacques Lefrère sur Rimbaud, qui adopte une démarche assez équivalente. Preuve en est qu’il est possible de renouveler les études littéraires. Le plus difficile dans cet exercice est d’avoir assez de matériau. D’avoir assez de témoignages qui couvrent tous les épisodes d’une vie. Pour Céline, pas de problème ! La matière est abondante, et cela permet d’offrir un portrait assez vivant de l’écrivain. Dernièrement, un journaliste du Figaro m’a dit tout le bien qu’il pensait du livre et il espérait que ce D’un Céline l’autre allait ouvrir la voie à d’autres publications du même genre sur d’autres écrivains. L’avenir nous le dira.

 

— Pouvez-vous nous expliquer votre démarche, les difficultés, les obstacles, les bonheurs rencontrés ?

En fait, ce projet est né au fur et à mesure de mes travaux. Quand on travaille sur un écrivain, on accumule beaucoup de documentation, puis, un jour, on commence à classer, structurer tout ça, et on se rend compte qu’il y a un riche matériau. C’est ainsi qu’est né le projet, il y a six ans environ. Ensuite, il a fallu chercher des témoignages plus rares, retrouver les derniers témoins, les écrits inexplorés, et donner une cohérence à l’ensemble. Dans cette entreprise de longue haleine, le plus difficile a été de retrouver les derniers témoins. Certains – pour des raisons personnelles que je respecte – ont refusé de s’exprimer, tandis que d’autres pistes se sont révélées décevantes, voire sans intérêt. Mais le grand bonheur, c’est quand vous trouvez un document inédit, un témoin qui accepte de vous parler… Vous découvrez un pan inexploré de la vie de votre écrivain favori. C’est toujours grisant, et c’est ce qui fait avancer.

 

— Quels éléments de compréhension supplémentaire la connaissance de l’homme Céline apporte-t-elle à son œuvre, selon vous ? À accumuler autant de propos, de choses vues, d’anecdotes aussi, concernant un auteur, ne risquez-vous pas que l’on vous adresse le reproche d’être un peu trop « pour Sainte-Beuve » ?

À mon avis, l’intérêt majeur du livre est d’apporter une somme considérable d’informations au lecteur. Sur Céline, on a beaucoup écrit. Son œuvre a fait l’objet de remarquables éditions. Sa correspondance nous aide à mieux comprendre la genèse de ses romans. D’excellentes biographies complètent ces travaux. Restaient les témoignages sur Céline, qui n’avaient fait l’objet d’aucune étude. Or, ils sont très nombreux, très riches et variés. Ils nous offrent de nombreuses indications sur le personnage. Certaines de ces informations sont capitales, d’autres plus anecdotiques, mais toutes esquissent un portrait en creux de Céline. Dans mes notices, je ne juge ni Céline, ni les témoins. J’essaie d’être le plus neutre, le plus objectif possible. Même si des fois, je m’amuse à mettre en exergue quelques contradictions… Dans mon esprit, c’est au lecteur de faire son opinion sur cet étrange écrivain qu’est Céline. Il peut lire le livre d’une traite, comme une biographie, ou bien picorer ce qui l’intéresse. On dit et on écrit tellement de bêtises sur Céline qu’il me semble important que le lecteur puisse être acteur de son raisonnement, loin des anathèmes et des postures idéologiques. Mon rôle consiste à lui apporter les informations les plus fiables possible. C’est tout.

 

— Certains des témoignages repris amènent-ils des éléments neufs, inconnus jusqu’ici, à propos de la vie de Céline et notamment de la période la plus discutée de son existence, celle des pamphlets et de la Seconde Guerre mondiale ?

L’ensemble de ces témoignages montre Céline dans toute sa complexité. C’était un être humain avec ses qualités et ses défauts. Certains témoignages nous éclairent sur certains points de son caractère. Beaucoup mettent en avant ses qualités humaines. D’autres pointent ses incohérences. Cela restitue sa personnalité. Son trait de caractère le plus saillant, c’est quand même sa mythomanie. On savait que Céline racontait des fariboles à nombre de ses interlocuteurs, mais au fil des pages, cela prend une étrange tournure… On découvre les fameux mythes céliniens, dont nombre perdurent encore aujourd’hui. Si l’on devait prendre les dires de Céline au premier degré, cela donne une bien étrange jeunesse, où il découvre les classiques de la littérature « aux chiottes », nettoyait des trains la nuit pour payer ses études, doit être trépané après sa blessure de 1914, etc. C’est parfois rocambolesque. Heureusement, certains témoins ne sont pas dupes et ils portent un autre regard. Par exemple, le témoignage de Colette, sa fille unique, est très émouvant. C’est la dernière personne qui peut parler de la rédaction de Voyage au bout de la nuit, d’Elizabeth Craig, de la Société des Nations, etc. Une plongée formidable, non pas dans l’œuvre, mais dans l’intimité de Céline. Sur la Seconde Guerre mondiale, quelques témoignages inédits ont été exhumés, mais ne répondent pas forcément aux grandes questions controversées sur Céline… C’est même pire, ils brouillent les pistes ! Céline est un sujet inépuisable de recherches et de questionnement.

 

— Quels sont vos regrets par rapport à cette quête en Célinie ? Y a-t-il des témoignages dont vous déplorez l’absence, que pour diverses raisons vous n’avez pu recueillir, qui existent sans doute, mais auxquels vous n’avez pas eu accès ?

Des regrets ? On peut toujours avoir des regrets, mais dans l’ensemble je ne me plains pas… Le livre fait 1200 pages quand même ! Toutefois, il y a des documents que j’aurais aimé voir dans ce livre. Par exemple, des extraits du dossier d’extradition de Céline, conservé à Copenhague. Il ne peut pas être communiqué aux chercheurs dans l’immédiat. Or, il fait près de 500 pages ! Il contient les interrogatoires de Céline et de Lucette, les enquêtes de voisinage, le témoignage des Danois, etc. Une mine d’or en perspective, hélas inaccessible… Toujours dans la catégorie « regrets », des personnes ont refusé de témoigner. C’est leur droit le plus strict, mais je le déplore. Parfois, ce sont les ayants droit qui s’opposent à la publication d’un témoignage, mais heureusement, ils sont assez rares. Par exemple, Jean Monnier a refusé que l’on reproduise le témoignage d’Elizabeth Craig qu’il avait recueilli. Ce témoignage capital a été publié à la fin des années 1980 à 300 exemplaires ! Il est introuvable pour le grand public, et malheureusement, le restera. C’est dommage pour la mémoire de Céline et d’Elizabeth Craig. D’autant plus qu’il était remarquable… Mais il y a toujours une note d’espoir… Depuis la sortie du livre, des personnes se sont manifestées. Des documents intéressants me parviennent. Les attitudes changent… Je repars à l’assaut !

 

— Parmi les témoignages recueillis oralement par vos soins, lequel vous laisse la plus forte impression ? Plus généralement, lequel vous semble au plus près de la vérité de Céline ?

Ce livre est le résultat des rencontres que j’ai menées pour retrouver les dernières personnes « qui ont vu l’ours » pour reprendre une célèbre expression. Dans l’absolu, c’est à la fois une chasse au trésor et une formidable aventure humaine. Mais de vérité, point ! Et bien malin celui qui saura la trouver… Chacun de ces témoins n’a connu qu’une infime partie de la vie de Céline. L’ensemble permet de se faire une idée sur le personnage, mais cela reste toujours subjectif… Restent de belles rencontres. Quand Christian Dedet évoque sa visite à Meudon, fin juin 1961, quelques jours avant la mort de Céline, c’est très émouvant. Quand je rencontre Serge Perrault, c’est pour le moins éruptif… C’est un passionné, il ne tient pas en place, il mime les scènes. Un vrai spectacle ! Son passé de danseur n’y est certainement pas pour rien… La rencontre avec Maud de Belleroche constitue aussi un moment exceptionnel. Elle est d’une franchise désarmante ! Avec elle, on revit les derniers feux (pas très reluisants) de Baden-Baden et de Sigmaringen… Je pourrais citer aussi Sergine Le Bannier qui évoque un Céline en villégiature à Saint-Malo, rédigeant Mort à crédit enfermé dans sa chambre, Colette Destouches qui évoque son père, et de nombreux autres. C’est un privilège pour moi de les avoir rencontrés, et d’avoir partagé avec eux de tels souvenirs. Ce privilège, je le restitue au lecteur maintenant.

 

— Ne pourrait-on vous adresser le reproche d’avoir nourri le corpus de l’hagiographie célinienne, ou du moins de cette mythographie qui consisterait, selon un discours critique qui commence quelque peu à se fossiliser, à ériger systématiquement Céline en parangon de l’« écrivain maudit » ?

Loin de moi l’idée de faire une hagiographie ! Quand on travaille sur un écrivain, on peut avoir des affinités avec lui, mais il faut toujours garder une certaine distance. Vérifier ses sources, recouper les documents, se remettre en question, mettre en exergue les contradictions du personnage… D’un Céline l’autre est un travail sur l’homme Céline, et pas seulement sur l’écrivain. Même si les deux sont intimement liés. L’objectif du livre est de montrer Céline dans toute sa complexité humaine. Le montrer dans ses côtés sympathiques (médecin des pauvres par exemple) sans éluder la face sombre du personnage. Le problème avec Céline, c’est qu’il est « victime » d’a priori en tous genres (même s’il l’a bien cherché parfois), d’affirmations à l’emporte-pièce, de légendes sans fondements… Le plus souvent, ce sont les personnes qui ne l’ont jamais lu qui en parlent le plus. Ce livre a pour modeste ambition de le montrer dans sa richesse, dans ses contradictions, dans toute sa démesure humaine.

 

— Selon vous, qui avez abordé Céline à travers les diverses voix qui émaillent votre recueil, y a-t-il un lien invariant (trait de caractère, attitude, qualité ou défaut…) qui relierait le Céline romancier, médecin, soldat, polémiste, mais aussi fils, compagnon de vie, père, ami, correspondant, exilé, personnage public, etc. ?

C’est très difficile de répondre à votre question. Le personnage est complexe, et il n’a eu de cesse de brouiller les pistes ! Surtout auprès des personnes qui l’ont fréquenté… La réponse à votre question ne viendra pas des témoignages, mais plutôt de son époque. Céline a épousé, volontairement ou non, les soubresauts idéologiques de son temps. Quand il naît en 1894, la France va entrer de plain-pied dans l’Affaire Dreyfus. Il n’est pas difficile de faire un parallèle avec l’éruption antisémite de Bagatelles pour un massacre quelques décennies plus tard. Si Céline choisit la médecine, ce n’est pas un hasard. La période qui correspond à sa jeunesse était celle des grandes avancées médicales initiées par Louis Pasteur… Quand il s’engage au 12e Cuirassiers, c’est par conviction. Jusqu’en 1914, il est le parfait petit Français de son temps. Nationaliste, belliciste (récupérer l’Alsace-Lorraine), raciste et antisémite… Ni plus ni moins que les autres Français de sa génération. La cassure, c’est la guerre de 1914. Après, il n’est plus tout à fait le même. Je pense sincèrement (mais cela n’engage que moi), que Céline courait après un paradis perdu ; sa jeunesse, insouciante et heureuse. Il n’a jamais quitté le monde de l’enfance. Je ne me rappelle plus dans quel livre il écrit : « On ne sort pas complètement indemne de sa jeunesse. » Pour moi, tout vient de là. Et ce n’est pas un hasard si son plus grand roman est Mort à crédit.

 

— Quel avenir voyez-vous pour l’œuvre de Céline ?

Cinquante ans après sa mort, Céline fait toujours scandale et débat, et son cas passionne toujours autant l’opinion et les lecteurs. C’est plutôt le signe d’une certaine vitalité, d’une bonne santé littéraire, qui ne m’a pas attendu pour prospérer. De ce point de vue, on ne peut que s’en féliciter. Cette vitalité prouve – si besoin était – que Céline est un grand écrivain. Son œuvre lui a survécu et elle fascine toujours autant. Pour mes travaux, j’ai été amené à lire les livres de son époque. J’ai essayé de lire des romans de Rosny Aîné, Billy, Simone Ratel, etc. Ces romans sont difficiles à lire, très datés. Et que dire des Loups de Guy Mazeline ! Objectivement, ce n’est plus possible d’écrire comme ça ! C’est bouffi et indigeste. Eugène Saccomano a réussi à le lire en entier, honnêtement, je ne sais pas comment il a fait… Moi je n’ai pas réussi, et pourtant, je suis bon lecteur ! Quand je replonge dans le Voyage au bout de la nuit, la magie opère tout de suite. Le style de Céline reste d’une éclatante modernité. Quand j’ouvre Mort à crédit, chaque page me fait hurler de rire. C’est fabuleux quand on y pense. Ces livres ont été écrits il y a plus de soixante-dix ans, et ils sont toujours d’actualité. Il y a quelques années, j’avais fait lire le début de la préface de Bezons à travers les âges à des jeunes de banlieues que l’on dit « difficiles ». Ils ont adoré le texte. Ils ont aimé le style. Ils ont adhéré tout de suite. Seulement, j’avais masqué le nom de l’auteur. Certains croyaient que c’était un texte de Grand Corps Malade ! C’est très instructif et amusant comme raisonnement. Cela montre qu’ils avaient fait le lien entre ce texte et une création littéraire qui leur est familière. L’œuvre de Céline offre des merveilles d’opportunité finalement. C’est inépuisable. Céline fait partie des « classiques », bien que je n’aime pas ce mot, et je pense que l’on est reparti pour quelques décennies de lecture… Je ne m’en plains pas. Je crois que de nombreux écrivains aimeraient avoir une telle postérité littéraire !

 

— Vous publiez dans le même temps une réédition augmentée de Céline en verve, mais aussi, et surtout, Céline, idées reçues sur un auteur sulfureux. Comment expliquez-vous que cinquante ans après sa mort, et malgré de nombreuses études sur sa vie et son œuvre, perdurent encore des mythes et des légendes ?

La vie de Céline est tout aussi passionnante que son œuvre. Céline a été l’acteur des soubresauts de son temps, et pour certains, il y a participé. Cette existence, peu commune et d’une incroyable richesse, n’est pas sans favoriser quelques ambiguïtés. La rédaction de ses pamphlets, sa collaboration réelle ou supposée avec les nazis, favorise ce genre d’idées reçues. Certaines sont établies, comme son antisémitisme. Mais il me paraissait important d’en expliquer les causes, l’origine. Essayer de comprendre pour mieux analyser les causes et faire œuvre de pédagogie. De montrer aussi que Céline est le reflet de son époque, et qu’elles qu’ont pu être ses positions, on peut tenter de les expliquer rationnellement. Ce qui n’excuse rien par ailleurs. Toutefois, certaines idées reçues tiennent plus de la légende, comme les causes de la mort du poète Robert Desnos, attribuées à Céline. Je sais bien que Céline n’a pas toujours été un ange, mais cette fois, il n’y est pour rien… Depuis 1945 nombre de travaux ont démontré que Céline n’y était pour rien dans la mort de Desnos… en vain, ou presque, car la légende perdure encore aujourd’hui… C’est toujours comme ça avec Céline. Rien n’est jamais simple. Il n’arrête pas de susciter les haines et les passions…

 

Propos recueillis par Frédéric Saenen (avril 2011)

 

D’UN CÉLINE L’AUTRE, David Alliot, Éditions Robert Laffont, mars 2011, 1172 p., 30 €

LOUIS-FERDINAND CÉLINE EN VERVE, David Alliot, Éditions Horay, 114 p., 7,50 €

CÉLINE, IDÉES REÇUES SUR UN AUTEUR SULFUREUX, David Alliot, Éditions Le Cavalier Bleu, avril 2011, 192 p., 19 €


> Pour mémoire, la biographie de Céline.

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