Gérard Haller avec le temps

Nous qui nous apparaissons trace une voie dans l’inconnu  et dans la nuit des sombres temps, Gérard Haller fait appel à ces poètes d'élection comme Nelly Sachs et Celan dont l'auteur trouve, en exergue la clé de l'obscur : vers nous et devant nous et vers nous.
Un tel mouvement  inscrit de la sorte le cheminement dans l’inconnu en ces trois poèmes qui rappellent  le covid,  le meurtre de George Floyd, tué par un policier et le naufrage d’un bateau de migrants en Méditerranée qui occasionna  plusieurs centaines de morts.  Tout cela appelle le désastre mais aussi l'espoir de tenir ensemble.
L'appartenance à la communauté infinie des existences, crée une inquiétude, devant le désastre politique et climatique. Les deux nous menace. Jaillit  le plus immonde / du monde ainsi qui se vide . D'où la   possibilité fragile de refaire un monde. Et ce, jusqu'à chercher le partage des souffles afin que la poésie offre un certain recours.

Jean-Paul Gavard-Perrret

Gérard Haller, Nous qui nous apparaissons, L'Atelier Contemporain, mai 2024, 64 p.-, 15€

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