Adieu aux espadrilles de Arnaud le Guern : L’été en pente douce

À Evian, ville chic sur les bords du lac Léman, un couple s’aime dans la chaleur estivale. Il n’a pas de nom, elle s’appelle Mado et la vie leur est légère. Ils dansent sur du Julien Doré, s’aiment dans une grande chambre blanche, bronzent sur la plage des Mouettes. Le jeune homme ne porte aux pieds que des espadrilles, la jeune femme des robes légères.

 

Entre eux, il y a aussi Louise, la fille du narrateur qui a six ans, une grand-mère qui ressemblait à une actrice hollywoodienne en exil sur un rocher du sud et l’ombre de Pierre, l’oncle qui s’est suicidé.

 

Le narrateur aime Paul Gégauff, l’actrice Hélène Fillières et les pin-up russes, il est obsédé par la starlette Lindsey Lohan et le corps des femmes à l’époque d’un président nommé Giscard d’Estaing. Il flotte d’ailleurs dans tout le roman un parfum d’années 70 avec les chansons de Mort Schuman et les derniers jours du disco.

 

Cela pourrait ressembler à l’instant nostalgie de bobos bon teint mais Arnaud Le Guern  s’y entend en petite musique sentimentale, laissant son lecteur sous le charme de ce couple qui goûte à la douceur des choses. Un hymne à l’amour que l’on aimerait poursuivre une fois le mois de septembre arrivé. Un bain de plaisir.

 

Ariane Bois

 

Arnaud Le Guern, Adieu aux espadrilles, éd du Rocher, août 20915, 149 pages, 15,50 € 

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