Lydie Calloud : miracles pour incroyants

                   

 


 

 

Dans les dessins de Lydie Calloud et leurs strates surgissent des rochers et des failles sous formes d’étranges voies lactées, des oasis de lueurs où s’abreuvent peut-être des rêves archaïques que l’artiste elle-même ignore.  Le graphite suit son cours, dédouble ou renverse le réel qui trop souvent suffoque et aliène sur l’autel d’une raison en haillon.

 

L’artiste plutôt que de gémir offre ses fiefs à la dérive en bouffées d’abandons et bouillonnements. Face à ce qui bétonne et « catatonise » surgissent un maraudage, une dérive non sans parfois une abyssale solitude. Reste toujours la bonne « folie » où se martèlent des secrets que le geste –moins neutre que le titre de l’exposition le dit – incorpore ou plutôt fait danser. Une fois de plus Lydie Calloud refuse de hurler avec les loups. Ce qu’on prend pour délire n’est que souveraine purification pour survivre aux déchirures.

 

Jean-Paul Gavard-Perret


Lydie Caloud, « La neutralité du geste », dessins, galerie Jacques Levy, Paris,  18 juillet - 22 aout 2015.

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