Mary Higgins Clark, "Le Piège de la Belle au bois dormant"

Casey Carter a passé 15 ans en prison pour le crime de son fiancé Hunter Raleigh, un richissime et charismatique homme d’affaires, clone de Kennedy.

Bien que les apparences l’aient accablée à l’époque, elle continue de plaider son innocence. Contre l’avis de tous, elle va jusqu’à contacter Laurie Molan la productrice de Suspicion, une émission de télé-réalité spécialisée dans les cold cases. Celle-ci accepte avec enthousiasme d’examiner les faits, les preuves et le déroulé du procès afin de prouver l’innocence de Casey même si elle n’est pas convaincue.

Bien que le temps ait passé, l’affaire déchaîne toujours les passions et les premiers éléments qu’elle met au jour accablent encore plus la jeune femme. Il est évident pour tous, y compris sa mère, Paula et Angela, sa cousine, qu’elle a tué son fiancé qui selon tous les témoignages s’apprêtait à la quitter pour une autre femme, de son milieu et nettement plus contrôlable.

Le soir du meurtre, lors de la soirée de gala qui avait précédé, la jeune femme ivre et droguée – selon elle à son insu- s’était une fois de plus donné en spectacle.

Les faits, têtus, même quinze ans après, la désignent plus que jamais comme la meurtrière et ce, malgré le soutien indéfectible de sa cousine.

Entre trolling répété d’une certaine Mandy et témoignages de la famille de la victime, Laurie Molan s’apprête à révéler dans son émission que la coupable de l’époque l’est toujours bel et bien et qu’il n’y a eu aucune erreur judicaire.

Dans ce dernier roman co-écrit avec Alafair Burke, Marie Higgins Clark malgré ses 88 ans et ses presque 50 ans d’écriture derrière elle – elle a commencé en 1969- ne baisse pas la garde. L’intrigue suspendue au sort d’un cadre en cristal est tenue de bout en en bout et il faut attendre les dernières pages pour que le vrai nom du coupable soit dévoilé.


Brigit Bontour


Mary Higgins Clark et Alafair Burke, Le Piège de la Belle au bois dormant, Albin Michel,  novembre 2016, 416 pages, 20 euros.


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