Olivier Rolin : leçons des choses

Avec ses carnets de bord et de débords Olivier Rolin propose une superbe leçon de littérature. Il fait preuve d'intelligence et de politesse en évitant tout "pensum maudit" comme écrivait Baudelaire. 
Celui entre autres de nous éviter un livre-somme. Il aurait pu y sombrer puisque les textes sont extraits des petits carnets où il consigne depuis longtemps impressions et pensées.

Cette pêche "aléatoire" permet un voyage allègre dans l’œuvre de l'artiste et son époque.Tout cela sans ambage mais avec le regret du temps qui passe pour le septuagénaire.

Il garde toujours l’œil vif, l'envie de séduire et est amoureux tout en subodorant – à tord ou a raison – que cet amour pourrait bien être le dernier. Il a pourtant connu les affres d'un tel sentiment dont il se sortit que bien que mal en s'accordant le beau rôle (avec humour) : Madame Bovary n'est pas lui mais bien Flaubert. Rolin se veut plutot Rodolphe.

Au gré des digressions le lecteur avance avec délectation. Ses évocations ignorent les temps morts puisque tout y indique la vie. Et celui qui trouvait jadis la forme romanesque ridicule la régénère à sa main et pour un usage parfait.

Jean-Paul Gavard-Perret

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