Patrick Laupin : survivance

Pour Patrick Laupin – et c'est pour lui une évidence – la mort n'est pas provisoire. Du moins juste un peu. Certes il a une bonne raison : écrire ce n'est pas vivre. Dès lors c'est plus la mort que la vie qui nous regarde. Mais cela nous laisse une chance de la retrouver.
Et ce, livre après livre, un auteur finalement disparaît.  
Toutefois restent ses traces noires sur blanc. Bref l'écriture d'avant ou de jadis transfère l'âme. D'autant que des visiteurs viennent la secouer dans ce qui devient par l'acte de lecture une nouvelle existence voire même un parfum sous les mots.
C'est donc une manière de tuer le temps. Ou mieux : écrire lui donne une éternité.

Jean-Paul Gavard-Perret

Patrick Laupin, La mort provisoire, La rumeur libre, avril 2024, 176 p.-, 19€

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