Léa Nicolas-Teboul vers la liberté

Le texte de Léa Nicolas-Teboul est accompagné de photogrammes de Eve Line. L’auteure présente son texte A travers les enfers, un cri de libération en six tableaux. L’abime est ici celui de l’amour. Et ça coince aux entournures tant les hommes sont des ordures peu sensibles à la moindre compassion.
Apparaissent des femmes condamnées et torturées par les mâles – enfer ou terre qu’importe. L’auteure rappelle la crucifixion féminine. Et il y a peu d’issues tant la violence reste une cérémonie expiatoire. Certes, par allusion à Didon et Énée aux enfers, les femmes retrouvent peu à peu fierté et existence. Une libération se dessine et la porte de Satan permet une issue de sortie afin d’échapper aux tourments.
De fait le cri libère faute il est vrai de mieux pouvoir parler. Mais quelque chose s’élève face aux souffrances dans ce qui devient un texte aussi poétique qu’engagé. Soudain l’infra-monde change car la beauté devient un parjure ailé face à la laideur de mâles, alors, et pour reprendre un mot de Beckett finalement assez.

Jean-Paul Gavard-Perret

Léa Nicolas-Teboul, Perpétuité(s), Le Dé rouge, 2023, 36 p.-, 13€

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