Régis Debray et ses "phares"

Régis Debray dans un abécédaire surprenant réunit ses vivants piliers et fait plus que jamais retour à la littérature versus la philosophie.
Il sait que celle-là est probablement réactionnaire. Mais, et par exemple, chez Céline et Morand elle transforme le faisandé dans le délectable, preuve que les mauvais sentiments et les méchants hommes racistes peuvent inventer de superbes échos. Le domaine littéraire n'est peut-être et en conséquence ni morale, ni politique mais fomente des joyaux.
Certes il ne suffit pas d'être un "salaud" pour devenir un grand écrivain. Il n'existe pas de lois. Mais les écrivains montrent divers type d'humanités dans La part des autres (titre de la collection). Et celui qui fut révolutionnaire et résistant à sa manière, se raccroche à la fin de sa vie à ce qui reste de plus durable :  la littérature, car, du moins la grande, traverse les siècles.

Jean-Paul Gavard-Perret

Régis Debray, Où de vivants piliers, coll. La part des autres, Gallimard, mai 2023, 192 p.-, 20€

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