Napoléon à Sainte-Hélène, les dernières années du titan

De la marine à l’histoire

Officier de marine, Gilbert Martineau devient en 1956, au terme de sa carrière militaire, consul honoraire de France sur l’île de Sainte-Hélène (où la France a la charge du domaine de Longwood, restauré récemment par la Fondation Napoléon grâce à une souscription publique) et va occuper cette fonction jusqu'en 1987 (il décédera en 1995). Il a publié de nombreux ouvrages sur Napoléon Bonaparte, dont un Napoléon et sa famille, (Éditions France-Empire, 1980) et ce Napoléon à Sainte-Hélène (Tallandier 1981), réédité en avril dernier.

 

Intrigues autour du grand homme sur un minuscule rocher perdu

Que nous raconte Gilbert Martineau sur les six dernières années de Napoléon après la sombre défaite de Waterloo ? Que l’empereur déchu et son entourage ont été plutôt bien traités par l’équipage de Bellerophon. Napoléon s’est reposé durant la traversée, quoique en proie à la mélancolie et devant arbitrer les querelles entre Las Cases et Bertrand, voire Montholon. Arrivés à Sainte-Hélène, les français sont plutôt bien accueillis, Napoléon se comporte de façon plutôt bonhomme jusqu’à l’arrivée d’Hudson Lowe. Le comportement soupçonneux de l’officier anglais change la donne et un dialogue de sourds s’installe bientôt. Souffrant du climat, Napoléon voit partir Las Cases, chassé par les anglais, puis Gourgaud et bientôt Albine de Montholon, peut-être sa dernière maîtresse. Le climat lui pèse, il tombe malade et c’est la mort. Voici un beau récit, parfois poignant, souvent dur envers les comportements de certains. En tout cas, c’est passionnant pour tous les amoureux du petit (et grand, très grand) corse.

 

Sylvain Bonnet

 

Gilbert Martineau, Napoléon à Sainte Hélène, Tallandier, avril 2016, 512 pages, 25,90 €

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