Échos de Palestine, tome 3 : Résister ou plier ?

Telle pourrait être la devise du programme Écriture en liberté qui se matérialise de belle manière par la publication de la série de ces Échos de Palestine qui sont bien la dernière arme à la disposition de la Palestine pour tenter d’exister, même si la faute politique du renoncement (au lieu de la suspension) de la lutte armée fait que tout espoir d’un dénouement favorable à la création d’un État palestinien est d’ores est déjà – et définitivement – mort. On ne négocie pas avec un ennemi déjà plus fort sans la contrepartie d’une possible action militaire… 


En l’espèce, ne demeure donc plus que la culture pour porter des idées et des desseins et faire en sorte que les crimes sionistes ne demeurent point invisibles et que l’essence même de la spécificité palestinienne ne soit pas assimilée à ses sœurs jordanienne ou égyptienne. Et donc diluée dans le néant au profit d’une idéologie politique xénophobe.

 

Après, à savoir si le stylo aura autant de puissance que le fusil dans l’autodétermination sociétale et culturelle de la Palestine, l’avenir seul nous le dira, raison de plus pour que perdure ce canal d’expression unique car se matérialisant dans une autre langue que celle de l’origine – l’arabe –, ou celle de la marchandisation (des idées et des hommes – l’anglais) : les étudiants palestiniens s’expriment en français. Cette langue des Droits de l’Homme, vecteur d’un certain humanisme en ce monde déchiré par les violences, offre un nouveau champ d’expérimentation. 


Stylistique, symbiotique voire candide, la teneur de ces nouvelles où la force de l’espoir sous-jacent y habite néanmoins, démontre qu’en chaque palestinien l’envie d’avenir est plus forte que tout. Et c’est bien là l’essentiel.


François Xavier


Collectif, Échos de Palestine – tome 3 Préface de Gilbert Sinoué, Nouvelles écrites et illustrées (photographies N&B) par des étudiants palestiniens, Éditions du Littéraire, septembre 2013, 88 p. - 10,00 €

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