Saphia Azzeddine, Bilqiss; Un peu Bilqiss, un peu Léandra et un peu le juge!

Bilqiss est l’histoire d’une femme qui vit dans une société où règnent les dogmes et les traditions que les gens suivent sans réfléchir.

Un jour, sans trop savoir pourquoi, elle monte au minaret et fait elle-même l’appel à la prière.

Ce comportement hors du commun, ébranle sa communauté qui décide de la châtier.

Des vidéos d’elle font le tour du monde, et une journaliste se décide à aller la sauver.

Cette histoire traite d’abord l’éternel sujet des femmes musulmanes opprimées, c’est, comme d’habitude caricaturé et exagéré, mais aussi elle traite le thème de ces journalistes qui font de l’humanitaire, avec certes, une volonté sincère d’aider, mais aussi pour d’autres raisons, implicites et inconscientes.

Nous retrouverons dans le personnage de bilqiss la même révolte, le même esprit ouvert de Jbara, de confidences à Allah, et dans Léandra le même sentimentalisme de Tatiana de combien-veux-tu m’épouser.

Néanmoins, le style qui se veut somptueux l’est peut être trop, avec des adjectifs superficiels, et des répétitions.

Aussi, nous retrouvons les clichés habituels et redondants, Léandra est trop inculte, Bilqiss est trop savantes, c’est même un peu de la fiction, qui fait q

ue des gens dans un coin aussi paumé avec peu de moyens, peuvent avoir des connaissances et une culture inaccessibles.


Manel Yousfi


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