"Chapeau melon et bottes de cuir", I love you Emma

 

De la série télé au comics

 

The avengers en anglais, Chapeau Melon et bottes de cuir a accédé au statut de série culte des années 60, en grande partie grâce au couple magnétique formé par John Steed et Emma Peel (sublime Diana Rigg). La série marqua les jeunes générations et eut un impact culturel important… jusque  dans le monde des comics où il est de notoriété publique que le personnage d’Emma Frost, la reine blanche du cercle des damnés dans la série X-Men, est inspiré d’un épisode de la série où Emma Peel affrontait déjà un autre cercle des damnés. A la fin des années 80, un éditeur décida donc de lancer une mini série de comics reprenant les personnages de John Steed et Emma Peel. Tara King (qui a succédé à Emma) enquête et est capturée par un dangereux criminel. Après un entretien avec mère grand, Steed n’a d’autre choix que de contacter Emma Peel, opportunément disponible. Et voici donc le fantastique duo reparti pour de nouvelles aventures ! décors pop art, humour décalé et élégance so british sont au rendez-vous.

 

Un couple (ou trio) d’auteurs improbable

 

Au scénario, on retrouve Grant Morrison, le génie écossais du comics, alors jeune. Il livre ici une histoire plaisante, pleine d’humour et de références à la série télé mais, soyons honnêtes, qui n’augure rien de ses réussites ultérieures (Arkham asylum au hasard). Le dessinateur Ian Gibson livre par contre une prestation très inspirée. On l’avait lors de notre folle jeunesse sur la série Halo Jones scénarisé par Alan Moore (le frère ennemi de Morrison). Il donne ici une prestation graphique en noir et blanc, très bien découpée, plus proche des normes européennes qu’américaines.  A noter que la scénariste Anne Caulfield prend le relais à la fin de l’album, sans qu’on remarque de baisse de qualité notable. A lire, en gardant à l’esprit le générique en couleur (je t’aime Emma).

 

Sylvain Bonnet

 

Grant Morrison & Ian Gibson& Anne Caulfield, Chapeau Melon et bottes de cuir, traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Nicolas Meylaender, août 2013, éditions soleil, 143 pages, 19,99 €

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