Pornarina, un premier roman coup de poing

Un inconnu passionné par le macabre et la déviance

Jusqu’ici nous étions peu nombreux à avoir entendu parler de Raphaël Eymery, auteur de nouvelles publiés chez Dreampress.com. et La Musardine. Il tient également un blog, centré sur le rock gothique, le macabre, la peinture dédiée au crime… Bref, tout ce qui est déglingué et cinglé lui plaît, dirait ma pauvre mère qui accepte avec difficulté que son fils, l’auteur de ces lignes, apprécie autant Céline que Lovecraft, Aragon que Robert Silverberg. Pornarina constitue le premier roman de Raphaël Eymery, centrée sur une tueuse en série à tête de cheval qui émascule ses victimes et suscite une cohorte de critiques admirateurs, les Pornarinologues.

Un drôle d’objet littéraire

Difficile de résumer un livre aussi foisonnant, où on ne voit jamais Pornarina, la tueuse qui hante chaque page. Le récit est centré autour du personnage d’Antonie, jeune contorsionniste disciple du professeur Blazek. Drôle de type que ce Blazek, fils d’une siamoise exhibé avec sa sœur dans nombres d’exhibitions en Europe. Il a fait d’Antonie une tueuse et la considère en même temps comme sa fille. Il la lance à la recherche de Pornarina… qui finit par obséder Antonie qui, dans le même temps, prend en grippe les Pornarinologues. Évidemment tout se terminera mal. Antonie, qui deviendra Antonia, est aussi un des sujets du roman. Déviante, handicapée émotionnellement, elle trouve dans Pornarina un modèle, une inspiration. Drôle de livre en tout cas qui finit par obséder le lecteur qui en rêve ensuite… Si Pornarina n’est pas un grand livre, c’est un bon premier roman qui suscite l’intérêt. On attend la suite.

Sylvain Bonnet

Raphaël Eymery, Pornarina, Denoël lunes d’encre, couverture d’Aurélien Police, juin 2017, pages, 19 €

 

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